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Genève : le Comité contre la torture salue le verdict Habré et se penchera jeudi sur le Burundi

Le Comité contre la torture a ouvert ce lundi les travaux de sa cinquante-huitième session, qui se tient jusqu'au 12 août au Palais Wilson à Genève. Au cours de cette session, le Comité examinera les rapports du Honduras, du Koweït, de la Mongolie et du Burundi.  Sur le dossier burundais, les experts se pencheront dès jeudi prochain sur les mesures prises par Bujumbura pour enquêter sur les exécutions sommaires, détentions arbitraires et mauvais traitements de membres de l'opposition et des acteurs de la société civile depuis 2015.
Mais à l'ouverture des travaux ce matin, un représentant du Haut-Commissariat aux droits de l'homme a salué le « verdict historique » rendu en mai dernier par le tribunal spécial du Sénégal contre Hissène Habré convaincu d'actes de torture, de viols, d'exécutions sommaires et de crimes contre l'humanité.

A en croire le Chef de la section des droits économiques, sociaux et culturels du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU, ce « verdict historique » rendu en mai dernier par le tribunal spécial du Sénégal contre Hissène Habré est une décision sans précédent. Selon Simon Walker, cette sentence montre surtout le rôle clef joué par le Comité contre la torture et par les victimes » dans la traduction en justice de l'ancien chef de l'État tchadien. Ce haut responsable du Haut-Commissariat aux droits de l'homme s'est ainsi félicité que le Comité ait réaffirmé le principe de juridiction universelle et qu'il ait engagé Dakar à prendre toutes les mesures juridiques nécessaires pour empêcher la fuite de M. Habré et assurer sa traduction en justice. M. Walker a espéré que l'exemple du Sénégal encouragerait d'autres victimes à saisir les mécanismes internationaux de droits de l'homme tel que le Comité contre la torture.
Sur l'agenda des travaux de sa cinquante-huitième session, il faut juste rappeler que le Comité contre la torture examinera jeudi et vendredi prochain le rapport du Burundi, notamment concernant les allégations de mauvais traitements de membres de l'opposition et des acteurs de la société civile. Ça sera aussi l'occasion pour Bujumbura d'apporter des réponses sur les allégations de torture à l'encontre du service national de renseignement et les enquêtes sur les meurtres et actes de torture présumés par des membres des Imbonerakure.
(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

1 commentaire:

  1. La torture ce poison lent qu exploite encore nos dictateurs sur le continent noir.

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